Alors, oui, ok, ce n’est pas ma team, mais celle dont je fais partie, et j’en suis fière ! Hier dimanche, nous avons purement et simplement exploser la baraque à frites (genre Corse en visite chez les Ch’tis ayant le mal du pays).
Nous devions participer à deux courses de qualification, mais les pluies torrentielles qui se sont abattues toute la matinée et par intermittence l’après-midi ont poussé les organisateurs à annuler toutes les courses jusqu’à 18h. En effet, le courant dans la Love River était très fort, avantageant beaucoup trop les équipes ramant dans les lignes centrales. Rongeant notre frein toute la journée, dans l’incertitude quant à notre seconde course, prévue en soirée, nous avons finalement appris vers 17h que les autres courses étaient maintenues.

Décompresser avant la course. La team au complet
et les filles du bateau : Laura (tambour), Moi, Laurel, Marije, Rosanna (attrapeuse de drapeau) et Lisette
Ni une, ni deux, à 19h30, toute l’équipe se retrouve près des docks pour s’enregistrer, s’échauffer et faire les andouilles devant les appareils photos pour évacuer le stress. La tension monte, d’autant plus quand on apprend vers 20h que nous seront dans le couloir le moins rapide, en bordure, et que la course précédente a été purement et simplement annulée : il va falloir assurer car cette course est notre seule chance de faire un bon temps pour nous qualifier. Avantage pourtant : comme nous étions au bord, nos amis supporteurs avaient une vue dégagée pour les photos…

Sur le ligne de départ. Nous sommes les plus à gauche sur la photo.
20h40, nous embarquons et allons nous placer sur la ligne de départ. Dix minutes plus tard, le pistolet claque et c’est parti. Notre départ est un chouilla désordonné (c’est un signal très court, qui demande beaucoup d’attention), mais six coups de pagaie plus tard, nous avons réussi à nous synchroniser et en quelques dizaines de mètres, nous prenons la tête de la course. Mi-course, nous avons plus d’un bateau d’avance sur nos adversaires, et nous donnons tout ce que nous pouvons, maintenant cet écart jusqu’au bout. Nous sommes finalement les premiers à arracher notre drapeau, 14 secondes avant le second bateau.
Nous avons parcouru les 500m en 2 minutes 41 secondes, le record de la poule des internationaux (les seconds sont à 2’54) et le troisième meilleur temps de toute la compétition. Sachant qu’il y a des équipes professionnelles parmi les autres poules, c’est juste incroyable ! Vous imaginez donc l’hystérie qui a suivi notre descente du bateau.

L’équipe, pendant notre cri de guerre « NSYS…U! »
Bref, nous faisons partie des quatre équipes d’internationaux (sur huit) sélectionnées pour la finale de mercredi et nous attendons ça avec impatience.
(Plusieurs vidéos ont été prises depuis le bord, je vais essayer de les avoir et vous les montrer.)